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Affichage des articles du avril, 2012

Lettre ouverte à Michel Onfray

Monsieur Onfray. Vous permettez que je vous appelle Monsieur ? Je dois bien le reconnaître, je n’ai pas lu «  votre camus  », comme je n’avais pas lu «  votre Freud  », comme vous dîtes si bien. En fait, je n’ai pas lu un seul de vos livres depuis votre traité d’athéologie . Pourtant, je vous aimais bien à l’époque. Votre philosophie hédoniste, votre université populaire, votre vision de la réflexion ouverte à tous… Malgré le peu d’estime que je porte en règle générale à la philosophie [1] , vous lire était un plaisir et a probablement joué dans ma construction intellectuelle. Moins que Freud et Camus, certes, mais je suis certain que vous n’y verrez pas une offense. J’ai lâché avec l’athéologie, notamment parce que je trouvais simpliste (nietzschéenne ?) votre vision de la religion comme de l’athéisme, surtout en comparaison de Comte-Sponville ou de Vaneigem, dont vous revendiquiez l’héritage. Si je m’adresse à vous aujourd’hui, c’est ...