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Affichage des articles associés au libellé Elections

Repenser la gauche

Difficile de dire qu’on n’a pas vu venir les résultats des élections. Depuis la présidentielle de 2017 et l’élimination de François Fillon dès le premier tour, la droite dite républicaine ne cesse de s’affaiblir et de laisser la place au Rassemblement National. Car c’est la première leçon de ces élections. La droite se recompose en mettant fin au modèle issu de la seconde guerre mondiale. En effet, au lendemain de la guerre, la droite sort décapitée par la collaboration d’une grande partie de ses cadres et de ses élites et ne doit son honneur qu’au Général De Gaulle qui peut reprendre le flambeau des valeurs conservatrices et qui va symboliser la droite française pendant les cinquante années suivantes. Mais cette période est avant tout une parenthèse, avec une extrême droite cantonnée à l’extérieur du cercle républicain et une droite traditionnelle héritière de De Gaulle. Sans refaire l’histoire de la droite française et de ses trois courants orléaniste, bonapartiste et légitimiste...

Benoit Hamon ou la mort clinique du Parti Socialiste

  Le choix de Benoît Hamon comme candidat du Parti socialiste marque un tournant important. C’est la première fois depuis Mitterrand, qu’un candidat de la première gauche est choisi par le parti. C’est surtout la première fois que le parti n’envoie pas au combat un « réaliste ». Attention. Malgré sa communication pour nous faire croire qu’il serait le symbole du changement, Hamon est bien un pur produit de l’appareil socialiste. Celui que toute personne qui a un tout petit peu milité connaît, mais qui peut paraître étrange à un non-initié. Hamon c’est le MJS, comme pour d’autres l’UNEF et la MNEF… Formé dans les mêmes cercles que Manuel Valls [1] , attaché parlementaire à 24 ans, président du Mouvement des Jeunes Socialistes deux ans plus tard, il est la définition même de l’apparatchik socialiste. Le PS a toujours été constitué de deux blocs. L’un, majoritaire chez les militants mais minoritaire dans l’électorat et chez les cadres dirigeants, qui se sent ...

Carthago Delenda Est

Michel Mercier, ministre de la Justice, réélu dès le premier tour conseiller général du Rhône et, probablement, assuré de son maintien à la présidence du département. La liste des ministres cumulards est longue. Alain Juppé, maire de Bordeaux, Gérard Longuet, conseiller régional, Luc Chatel, maire de Chaumont, Frédéric Lefebvre, conseiller régional… A gauche, de même. François Hollande, président du conseil général de Corrèze et député, Gérard Collomb, sénateur-maire de Lyon et président du Grand Lyon, Arnaud Montebourg, pourtant longtemps le chantre de la lutte contre le cumul des mandats, président du conseil général de Saône et Loire et député… On peut aussi s’amuser à faire la liste des élus ou responsables politiques déjà condamné pour corruption, prise illégale d’intérêt ou abus de biens sociaux : Alain Juppé, Patrick Balkany, Henri Emmanuelli, Harlem Désir, Jean Paul Huchon… Sans compter les affaires Woerth, Longuet (la magie de la prescription et de l’amnistie sélective...