Peu de pays ont une histoire récente aussi tragique que la Syrie : 50 ans de dictature, 13 ans de guerre civile, et des massacres oubliés, comme celui de la ville de Hama en 1982. Cette dictature héréditaire, où le fils s’est révélé aussi sanguinaire que le père, s’est appuyée sur une forme de crédit idéologique, lié au mythe socialisto-laïque du parti Baas, bien éloigné de la réalité du régime des Assad. Voir ce régime s’effondrer en quelques jours, même si la prudence reste de mise quant aux vainqueurs, suscite un formidable élan d’espoir. Aucune dictature n’est éternelle, et aucun peuple n’est destiné à être martyr. Que tous les tyrans du monde gardent cette réalité en tête ! Aujourd’hui, il est impossible de prévoir ce que sera la Syrie de demain. Les rebelles forment un mélange hétéroclite : des jihadistes qui ont lissé leurs discours (et pour l’instant, leurs actes), des mercenaires à la solde turque, les rares survivants de l’opposition laïque, et les Kurdes. Tous ont des agen...
La révolution est un diner de gala, jeu de mot issu d'une chronique dans un journal éphémère, c'est, avant tout, un blog pour permettre à son rédacteur d'y voir plus clair dans ses idées. C'est aussi, un espace de réflexion sur la politique, les sciences humaines ou la culture. C'est surtout, le sursaut d'un homme de gauche qui se demande ce que ça veut dire. En tout cas, soyez les bienvenus ici, car seul le débat fait sens.