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Articles

Le courage des ukrainiens

Je m'étais promis de ne pas m'ajouter à la liste des spécialistes des relations internationales de Facebook, mais je n’ai pas vraiment pu résister. Au moins, j'ai essayé de prendre le temps et de contextualiser historiquement, ce qui manque douloureusement actuellement. Pourtant, cet événement vient clairement nous rappeler à nos cartes d’Histoire, aux infographies faites de flèches, d’explosions, de batailles, d’alliances et de zones de conflit. Il s'agit de la première guerre "d'invasion" en Europe depuis 45, c'est un fait, même si on ne peut pas oublier complètement Prague 68 et Budapest 56. Cependant, ce qui fait la différence avec ces deux interventions c'est que les armées hongroise et tchécoslovaque n'avaient pas résisté aux chars russes contrairement aux ukrainiens. Il faut donc regarder les autres exemples mondiaux ces dernières années d'invasion militaire des pays qui se sont opposés militairement. D'invasion et non pas d...

Who the fuck is Arcade Fire ?

  Ca faisait longtemps que je n’avais pas classé des disques. Et comme j’ai parlé d’Arcade Fire avec les copains des 1000 récemment et que j’avais un jour de congé aujourd’hui (et que leur discographie est relativement restreinte), je me suis remis à mon exercice préféré.   Pour changer, je vais présenter ça de manière chronologique. Et on classera ensuite.   Funeral (2004) – 9 A l’époque, je suis passé à côté de la hype. En 2004, je n’écoutais plus du tout de rock et si on m’avait dit « mais si, tu vas aimer un truc avec des voix qui chantent en chœur et des tambourins », je ne l’aurais probablement pas cru. Je sais que le premier groupe du genre que j’ai écouté, ce sont les Unicorns. Je ne sais pas exactement comment je suis tombé sur Arcade Fire ensuite, mais j’ai écouté cet album assez peu de temps avant la sortie du deuxième. J’en garde un excellent souvenir. A la réécoute, je me rends compte qu’il a malgré tout quelques faiblesses, notamment ...

Les Beatles, amusement discographique

  Pour reprendre l'écriture et les chroniques, quoi de mieux que de se lancer dans un de ses exercices favoris ? J'ai donc choisi de reprendre les écoutes intégrales d'une discographie pour faire un petit classement personnel. Et j'ai choisi de m'attaquer au monument principal de la musique pop, les Beatles. L'occasion pour moi de me rendre compte que je suis toujours passé à côté de leur œuvre. Dans mon souvenir, il y avait une des deux célèbres compilations à la maison (la rouge je crois) mais personne n'écoutait les Beatles. Mon père m'avait offert un double CD lors de mon entrée en sixième mais c'était des enregistrements live sur la BBC dont l'intérêt était limité pour un jeune adolescent. Bref, attaquons le classement. Notons que, contrairement aux discographies Bowie et Stones, je n'ai vraiment détesté aucun disque. Le fait que la carrière du groupe n'ait duré que 6 ans joue forcément face à des artistes disposant de plus de quaran...

Les 50 albums de 2018

  2018 aura été une année étonnante pour moi. A la fois parce qu’elle marque mon record d’écoutes de nouveautés (516 disques, si j’en crois ma liste Sens Critique ) et, en même temps, ma rupture de plus en plus prononcée avec certains styles musicaux, notamment le rock. Comme en 2017, j’ai probablement plus écouté de musique classique que tout autre style (un claveciniste est même dans mon top 5 artistes Spotify !) et France Musique est devenu ma radio principale. Cela se ressent dans mon top 20 qui se recentre de plus en plus autour de la musique contemporaine et de l’électro. Mais comme il faut aussi rester jeune, le hip-hop, notamment français, reste un de mes styles de prédilections. Bref, comme les 8 années précédentes, le but du top n’est pas tant de classer de la musique que de partager mes coups de cœur et de faire découvrir quelques disques passés parfois un peu inaperçu. Pour d’autres découvertes, je vous invite à aller voir le top d’ I Left Without My...

50 nuances de haines

  Comme chaque année, le site antifasciste La Horde publie sa cartographie de l’extrême droite française. Cette étude est particulièrement riche d’enseignements car elle permet de suivre l’évolution de ces mouvements qui, par leur caractère souvent groupusculaires et autoritaires, sont en permanence agités de soubresauts, alliances, trahisons… mais aussi d’évolutions profondes, comme l’émergence récente des complotistes, des médias de « réinformation » ou le renouveau de l’intégrisme catholique depuis les manifestations contre le mariage pour tous. C’est aussi l’occasion de voir comment se situent les groupes antifascistes. En effet, ce mouvement étant, par définition, une opposition, il est intéressant d’observer ce qu’il définit comme ennemi, et donc, comme fasciste. Ainsi, cette année, Les Républicains, pourtant situés au centre-droit de l’échiquier politique par la plupart des analystes, apparaissent sur la carte avec la photo de leur président. Mais c’...

Les 50 albums de 2017

  Pour la septième année consécutive, je vous propose mon top des albums sortis dans l’année qui vient de se terminer. J’espère réussir à aller au bout de la décennie pour pouvoir vous proposer un top des années 2010, même si je sens que je commence à avoir du mal à aller vers la nouveauté et que je commence à être imperméable à certains courants musicaux. Plus compliqué encore, mes envies de découverte musicale évoluent. Depuis le mois de juillet, j’ai principalement écouté de la musique classique, ce qui ralentit forcément mon rythme d’écoute des sorties. Heureusement, mes amis et mes sites/blogs fétiches continuent de m’aider à me tenir à jour. Citons en vrac L’ombre sur la mesure  pour les amateurs de musique expérimentale, minimaliste ou bruitiste, donc le top vient nous rappeler qu’il y a toujours plus pointu que soit, Ocean of Noise , pour la pop et l’indie rock, I Left Without My Hat qui est revenu plus en forme que jamais et dont le Bilan 2017 est partic...

Rolling Stones, des disques qui roulent

  [Dimanche en chansons #24]   Un mois après avoir écouté l’intégrale Bowie , je me suis lancé un nouveau défi, en attaquant l’intégrale des Rolling Stones. Le projet est différent, puisqu’il s’agit cette fois d’un groupe que j’adore et avec lequel j’ai grandi, puisque mon papa était un grand fan et qu’il s’agit presque du seul groupe de rock qui trouvait grâce à ses yeux. Cependant, j’ai quand même souvent critiqué les albums et préféré me faire des playlists, notamment concernant les premières chansons et j’ai toujours snobé ce qui est sorti après 71/72… De même, je pensais que les Stones étaient restés en dehors des modes et qu’ils s’étaient au pire répétés, mais jamais fourvoyés. Je me trompais dans les deux cas, puisqu’il y a des très bons disques tardifs des Stones, et il y a aussi des horreurs au son FM bien putassier. Pour terminer l’introduction, notons que c’est un peu le bordel entre les albums anglais et américains au début. J’ai donc choisi de suivr...